Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 08:53
                                                           Champ en attente d'être cultivé- Juin 2009

Depuis trois ans (2007, 2008 et 2009), nous participons au financement de la saison agricole d'un famille (Concession Diamé kunda) du village de Mansarinko, en pleine brousse, à la frontière de la Gambie.

Pourquoi avoir choisi une famille en particulier?

Parce qu'il est bien sûr impossible d'aider tout le monde mais, surtout, parce que c'est aussi grâce à cette famille que notre histoire a vu le jour et avec elle qu'elle s'est construite petit à petit.
Elle nous a accueilli, nous a fait découvrir la région en profondeur, nous a initié à leurs traditions, nous a fait partager tous les  bonheurs et les petits tracas de la vie quotidienne...bref, elle est pour beaucoup dans notre intégration et dans notre coup de coeur pour cette région.

C'est donc naturellement que nous avons commencé à mettre en place de petits projets locaux avec elle et que nous l'avons aidée dans leur réalisation.

La Saison agricole dans la Delta du Saloum en quelques mots:


La saison agricole, qui correspond aussi à la saison des pluies, rythme la vie et le calendriers de beaucoup de villageois (une année s'entend, le plus souvent, d'une saison des pluies à une autre).
C'est donc un moment primordial dans l'année et la vie de ces villageois.

La saison agricole s'étend donc de juin (mois de l'ensemencement) à septembre-octobre (mois des récoltes). Durant ces 4 à 5 mois, la plupart des hommes et des femmes sont occupés aux champs.
Dans cette région du Sine Saloum, il est cultivé: mil, maïs, arachide, sorgho et riz,, ainsi que fruits et légumes dans les jardins maraîchers et des anacardiers (donnant les fameuses noix de cajou).

Une fois les récoltes faites, on divise en trois le produit de celles-ci: Une partie des récoltes sera vendue, une autre servira à la consommation quotidienne de la famille durant l'année à venir et la dernière servira à replanter en partie l'année suivante.

                           Préparation du champ et plantation des semences au village de Mansarinko- Juin 2009


En quoi consiste notre aide?


Nous avons tout d'abord financé deux ânes pour permettre la plantation des semences dans les champs.

Malheureusement, les ânes sont des animaux fragiles et ne résistent pas toujours aux maladies animales qui sévissent dans la région. En 2007 et 2008, les deux ânes achetés sont morts rapidement.
Les ânes achetés en 2009 sont d'une race différente et doncc plus résistants.

                                 Nicolas en photo avec les 2 ânes de la Diamé Kunda à Mansarinko- Juin 2009

Puis, nous avons financé une partie des semences destinées à être plantées dans les champs et les jardins maraîchers.
Ces semences ont donné lieu à de bonnes récoltes depuis 2 ans, notamment en raison d'une bonen saison des pluies. Le produit de ces récoltes sera divisé en trois, puis chaque partie sera soit vendue, soit consommée durant la nouvelles année à venir jusqu'à la prochaine saison des pluies, soit conservée

Par Kaïcedrat Voyage - Publié dans : Projet de développement rural
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 09:15

En 2009, notre famille d'accueil, la famille Diamé, nous offre un bout de terrain afin de faire construire une case au sein de leur concession familiale (ensemble de cases familiales sur un terrain concédé à la famille Diamé).

Cette case est pour nous la consécration de notre intégration dans cette famille et dans le village. C'est donc un grand honneur et un vrai plaisir à la fois!

Cette "nouvelle maison" sera notre "pied-à-terre" en brousse, mais nous servira aussi pour recevoir les touristes qui décident d'aller un peu plus loin dans leur découverte du pays, de sortir réellement des sentiers battus en venant goûter à la vie authentique d'un village mandingue typique du Sénégal.
Rencontre et partage en tout intimité avec les habitants de ce village niché sous les manguiers, entre champs, vergers et mangrove.

En mai 2009, nous commençons la construction de la case, en matières locales: banco pour les murs (à base de terre locale) et paille pour le toit.

                                                 Début de construction, sous l'oeil attentif de l'inspectrice
                                                 des travaux en cours- Mai 2009


En juin 2009, la construction de la case avance petit à petit.

                                                          Mise en place de la structure du toit- Juin 2009


En septembre 2009, la case est terminée, mais il manque encore les finitions (peinture, emplacement de la douche, embellissement intérieurs, extérieurs, portes...).
les travaux sont un peu ralentis par la saison agricole qui bat son plein...les récoltes ont commencé et la saison des pluies ayant été bonne, il y a du travail!
Tout le monde est requisionné aux champs...donc les finitions de la case attendront un peu.

                                                     Case terminée, sans les finitions- Septembre 2009


En octobre 2009, un impératif de temps nous oblige à faire activer les choses. la case doit être prête fin octobre pour recevoir ses premiers voyageurs venus découvrir le Sénégal authentique!
Nicolas passe donc 10 jours en brousse pour aider aux finitions et, fin octobre, après un travail acharné, la case est prête à recevoir ses premiers invités...qui dormiront dans de beaux lits en bois de Kaïcedrat (Caïlcedrat).

Pas de photos encore disponibles de la case achevée.


Par Kaïcedrat Voyage - Publié dans : action de developpement local
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 17:56
 

En mars et avril 2009, deux classes de deux lycées de la Seine Saint denis, sont venues au Sénégal pour réaliser, avec nous, un projet de mise en place d'une haie vive autour des maraichages du village de Dassilamé.
Ce projet a été réfléchi, discuté, puis réalisé en collaboration avec les femmes du village de Dassilamé, lesquelles cultivent les jardins maraichers.

Quel est l'intérêt d'une haie vie autour d'un jardin maraicher?

La haie vive est une haie naturelle, vivante, à base d'arbres épineux qui sont plantés tout autour du champ ou du jardin maraicher.

Ses avantages:

1- La haie vive a un intérêt défensif :
Elle protège les cultures contre le bétail, laissé en liberté dans les villages, qui vient manger les jeunes pousses dans les champs (d'où un taux de survie estimé à moins de 30%). Ces espaces verts sont en effet très attirants pour les animaux lorsque le reste de la brousse est sec.
La haie vive d'épineux forme rapidement une barrière naturelle que le bétail ne peut pas franchir.
Point négatif: Elle ne sera, en revanche, d'aucune utilité pour les animaux agiles, tels que les singes.

2- La haie vive a un intérêt écologique:
- Elle agit contre l'érosion des sols
en servant de brise-vent.
- Elle sert à retenir l'humidite et agit contre le ruissellement: grâce aux racines des arbres, elle permet de retenir l'eau et donc une meilleure humidification des terres. Elle permet aussi à l'eau de s'infiltrer dans la terre.

L'intérêt de mettre en place une haie-vive pour ces femmes du village de Dassilamé:


Dans les villages du Sénégal, ce sont en général les femmes qui s'occupent de cultiver les jardins maraichers.
La culture des oignons, tomates, piments et gombos est donc devenue la première source de revenus pour beaucoup de femmes des village, et ce durant la saison sèche (pendant la saison des pluies les cultures maraichères ne servent qu'à nourrir les familles).

L'idée du projet de la haie vive est venu du fait que tous les ans, les femmes du village de Dassilamé sont obligées de couper des branches pour faire des clôtures de fortune afin de protéger et délimiter leurs maraichages (on appelle ça "une haie morte").
Cela leur prend beaucoup de temps et d'énergie pour peu de résultats car cela ne tient pas longtemps et abîme les arbres alentours.

Les étapes de la mise en place de cette haie-vive:

- 1ere étape:
La selection des espèces d'épineux et la plantation de la pépinière:


Nous avons d'abord commencé par la plantation d'une pépinière d'environ 2000 pieds de plantes.
Pour cela, notre équipe, aidée des femmes du village, on remplit des petits sacs de terre pour pouvoir y planter les graines d'épineux.

Nous avons ensuite planté 3500 graines, mais avons appris par la suite, an associant au projet un ami Directeur du département biologie d'une université suisse, que 4 des espèces selectionnées étaient envahissantes et posaient de gros problèmes dans certains pays (Australie, Afrique du sud, ect...).
Aussi, nous avons du revoir la selection et repartir en brousse pour chercher d'autres graines. 1500 nouvelles graines ont alors été replantées.

La pépinière a été arrosée régulièrement et consciensieusement par des garçons du village.

                                                              La préparation de la pépinière- Fevrier 2009

- 2ème étape:
La mise en place d'une clotûre artificielle pour soutenir la haie naturelle à son premier stade:

Au départ, nous pensions naïvement que les plants pourraient se développer sans protection et naturellement.
Mais c'était sans compter sur le fait que ces jeunes pousses sont très vulnérables et soumises à toutes les agressions extérieures (notamment le broutage du bétail).

Nous avons donc finallement été contraints de construire une clôture artificielle pour le soutient des jeunes pousses. Celle-ci fait 1000 mètres et est faite de barbelés et de piquets plantés régulièrement autour du champ.
Cette dernière sera ensuite amenée à disparaître quand les plantes seront assez grandes et assez fortes pour faire, seules, leur office de clôture naturelle.

C'est à ce stade qu'est intervenue l'aide des classes des Lycées de la Seine Saint denis (une classe de 1ere du lycée Jacques Feyder d'Epinay sur Seine et une classe de seconde du lycée Louise Michel de Bobigny).

Les élèves de ces classes n'ont pas ménagé leurs efforts pour la construction de cette clôture et, grâce à eux, le champ a été presque entièrement cloturé en un temps record.


  
Fabrication de la clôture par la classe de 1ere STSS du lycée Jacques Feyder d'Epinay sur Seine- Mars 2009.

- 3ème étape:
La plantation des jeunes épineux:

En Août 2009, les petits épineux qui ont vu le jour dans la pépinière (toutes les graines n'ont malheureusement pas poussées) ont été plantés autour du champ, le long de la clôture avec un espace régulier entre chaque.

A ce jour, une bonne partie des épineux a été plantée et ils ne demandent qu'à croître. Une fois adultes, ils pourront tout à fait se passer de la clôture artificielle.


                                                      Petite plante deviendra grande...(septembre 2009)

Par Kaïcedrat Voyage - Publié dans : action de developpement local
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 18:14

Nous avons un projet d'apiculture dans la région du Niombato (Delta du Saloum), aux alentours du village de Mansarinko, pour obtenir du miel de palétuviers.

L'apiculture a de multiples avantages:

- Activité à faible coût.
- Activité qui s'integre bien dans les autres activités agricoles de la région et les projets de développements ruraux.
- Activité durable par excellence puisque le revenu de celle-ci est basé sur les ressources qu'offrent la nature et peut se perpétuer d'années en années sans pour autant la détruire.

Ce projet n'a pas encore vu le jour, mais le travail a déjà démarré avec la fabrication des pièges, pour attrapper les abeilles, et des ruches en mais 2009.

 
Fabrication des pièges pour capturer les abeilles dans les îles du Saloum (ruches temporaires)- Nicolas et Moïze, Mai 2009
Par Kaïcedrat Voyage - Publié dans : Projet de développement rural
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 18:00

En 2008, une classe de 1ère du lycée Jacques Feyder d'Epinay sur Seine a participé à un voyage organisé par Kaïcedrat Voyage dans la région du Delta du Saloum.

Ce voyage, basé sur l'échange, la rencontre culturelle et la solidarité, s'est déroulé dans le village de Dassilamé Serer (cf. article sur le voyage et la rencontre entre la classe de ce lycée de banlieue parisienne et les villageois).

A la suite de ce voyage, la classe de 1ere du lycée Jacques Feyder, ainsi que leurs professeurs, ont souhaité apporter une participation financière à une action communautaire et solidaire au profit du village de Dassilamé.
Une enveloppe destinée au village  a donc été laissée entre les mains de l'équipe de Kaïcedrat.

Il s'agissait alors de trouver, en collaboration avec les villageois, un projet communautaire et utile à tous qui pourrait être financé par ce don.

Après mûres réflexions et moults palabres, il a été cconvenu, avec les groupements féminins du village, que le don servirait à la réparation de la machine à moudre le mil commune , laquelle ne fonctionne plus depuis quelques années (en panne).

La machine à moudre le mil est d'une grande utilité pour le village en raison du gain de temps et d'énergie qu'elle apporte. En effet, le mil est la première céréale consommée par le village et son temps de préparation est très long et fatigant, notamment toute la phase de pilage.

La pièce cassée étant irréparable et introuvable, une pièce semblable a été faite par le forgereon du village d'à côté.
Elle sera bientôt installée sur la machine à moudre le mil, qui, nous l'espérons, pourra fonctioner à nouveau et soulager les femmes du village d'un travail dur et pénible.

                                     Champ de mil                                                                             Pilage du mil


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